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 Actualités


08 décembre 2010
Une nouvelle délégation de service public pour le casino de Grasse

Sans les voix de l'opposition qui a voté contre, la procédure de renouvellement a été lancée. Prochaine étape : le choix du futur délégataireLe débat municipal sur le lancement d'une nouvelle procédure de délégation de service public du casino de jeux a débouché sur une question de fond : faut-il conserver un établissement de ce type à Grasse ? Les deux groupes d'opposition ont soulevé le problème avant de voter contre la délibération qui leur était soumise.

Patrice Cattaert (Grasse à tous) s'est tout d'abord insurgé contre la notion de « service public » accolée à un casino... « Attention ! a-t-il prévenu, ce service a des missions : mettre en place une offre de jeux d'argent, une offre de restauration ainsi qu'un bar pour les joueurs, organiser des animations... des lotos, par exemple. Et bien sûr, il devra respecter les principes d'égalité pour les usagers et la continuité du service. Il s'agirait donc d'un vrai service public, avec des " missions " pour des " usagers ". Et dans le même temps, à la Poste ou à l'hôpital, les directions ont évacué ces mots. Maintenant, ils gèrent des " activités " pour des " clients ". Alors, interroge l'élu, à quand un pôle public bancaire pour mettre fin aux manoeuvres immorales des banquiers et spéculateurs ? (...) ; à quand un service public du logement, lorsqu'on sait que 70 % des habitants de notre département ont un niveau de revenus correspondant aux critères d'accessibilité au logement social ? Si quelques-uns éprouvent un besoin indispensable d'avoir un casino pour assouvir leurs envies de se faire plumer, ils sont une petite minorité. Les attentes des Grassois en termes de besoins de services publics sont tout autres que celles d'activités de jeux pour lesquelles existe, en outre, un risque sérieux d'addiction et de drames familiaux et sociaux. »

Bruno Estampe : « Un casino, ce n'est pas pertinent »

Bruno Estampe, de son côté, a rappelé l'histoire récente du casino - « ses difficultés financières, les dépenses futiles de celui qui devait redresser l'établissement (ndlr, l'ancien directeur Patrick Chos), le conflit entre les groupes Boucau et Partouche, etc. » - avant de poser lui aussi la question qui fâche. « La présence d'un casino à Grasse est-elle pertinente ? Pour ce qui nous concerne, la réponse est non. »

Et le président de Grasse c'est vous d'argumenter... « En premier lieu, la clientèle potentielle va dans les casinos du littoral plutôt qu'ici, sans oublier la concurrence des sites de jeux en ligne qui ont donné un sérieux coup de massue aux dirigeants de groupes de casinos dont l'activité est en chute libre. Ensuite, nous sommes en crise financière et les joueurs n'ont plus les moyens (...) Plus généralement, nous ne sommes pas d'accord avec votre projet car nous ne sommes pas favorables à l'escalade consistant à faire croire aux gens qu'ils peuvent s'enrichir en jouant. »

Voilà pour l'échange de points de vue.

Reste à revenir au coeur du débat... « L'ancienne délégation de service public arrive à échéance en décembre 2011. Il fallait donc anticiper cette fin et relancer une nouvelle DSP, a rappelé le maire. Cela n'a rien à voir avec la situation du casino. C'est une formalité nécessaire. »

Une procédure, votée à la majorité, qui permettra dans quelque temps la désignation du nouveau délégataire. Côté candidatures, nous ne trahirons aucun secret en précisant qu'on ne se bouscule pas au portillon. Seule certitude : le groupe Boucau, désormais actionnaire unique du casino, sera candidat à sa succession.


07 décembre 2010
Berlin veut garder sa super-cagnotte

BERLIN - Sous le coup d'un jugement de la Cour européenne de justice, l'Allemagne cherche la meilleure solution pour conserver les recettes de ses casinos et autres jeux d'argents.

Comme à d'autres pays européens avant elle, la Cour enjoint à l'Allemagne de libéraliser le marché des jeux d'argent, loteries et paris sportifs... La CEJ a toutefois laissé une porte au monopole d'Etat: invoquer la lutte contre l'addiction aux jeux.

C'est précisément cette perche que certains des seize Etats régionaux allemands (Länder) partisans du monopole veulent saisir.

Une autre option, potentiellement plus lucrative et défendue par un autre groupe de Länder, serait de renoncer au monopole, pour mieux taxer les opérateurs privés.

Les deux options doivent être discutées lors d'une rencontre le 15 décembre, entre les présidents des Länder et la chancelière Angela Merkel.

Les "monopolistes" veulent introduire une législation plus restrictive qui viserait au premier plan les "Spielhallen", échoppes aux enseignes tape-à-l'oeil, qui font partie intégrante du paysage urbain allemand et où s'entassent des machines à sous, parfois accessibles 24h/24.

Quelque 200 à 250.000 machines réparties dans 12.000 Spielhallen génèrent 3,3 milliards d'euros de chiffre d'affaires par an. Une somme sur laquelle l'Etat fédéral et les Länder récupèrent 1,2 milliard d'euros d'impôts.

Au total, les jeux d'argent rapportent plus de 4,5 milliards d'euros de taxes. Un enjeu considérable dans une période où le moindre euro de recette compte.

Parmi les pistes évoquées pour durcir la loi: 1.000 mètres de distance minimum entre deux Spielhallen et une limitation du nombre de machines par boutique.

Mais sept Länder conservateurs, menés par le Schleswig-Holstein prônent au contraire une libéralisation encadrée du marché des jeux d'argent et de la publicité.

A écouter Hans-Jörn Arp, élu conservateur de cet Etat régional du nord de l'Allemagne, cette solution n'aurait que des avantages.

Une libéralisation des paris sportifs, par exemple, augmenterait fortement les ressources pour les caisses publiques, explique M. Arp.

Selon une estimation du cabinet d'études allemand Goldmedia, le marché des paris sportifs représenterait déjà près de 8 milliards d'euros en Allemagne, mais seulement 6% de cette somme serait misée via les systèmes régulés par l'Etat et donc taxée.

Ce dispositif aurait même des effets vertueux pour la lutte contre l'addiction, assure-t-il, puisqu'il aurait le mérite de ramener dans le cadre législatif commun tout un pan du secteur qui y échappe pour l'heure.

Le nombre de joueurs compulsifs allemands est difficile à estimer. Le chiffre communément avancé est de 100.000 à 200.000, mais une étude du ministère allemand de la Santé estime que 1,1% de la population âgée de 16 à 65 ans, soit 600.000 personnes environ, ont "un rapport problématique voire pathologique" au jeu.

Les spécialistes de l'addiction aux jeux déplorent la focalisation sur la question du monopole, qui fait que "l'on ne s'attaque pas au fond du problème", explique Gerhard Meyer, professeur de psychologie à l'Université de Brême.

"Les limites légales de mises, de gains et de pertes sont contournées par un système de points" sur les machines à sous, dénonce-t-il.

"L'argent versé sur un compte est transformé en points. Vous pouvez miser l'équivalent en points de 6.000 euros en une fois, alors que la loi n'autorise pas les mises de plus de 2 euros", détaille-t-il.

Et s'il reconnaît qu'"il faut une offre légale sur internet", y compris dans l'optique du combat contre l'addiction, "mon opinion personnelle est que l'Etat est plus à même d'exercer un contrôle efficace que des intérêts privés".


12 novembre 2010
Le futur des jeux mobiles semble prometteur

Les quatre prochaines années seront une période de croissance rapide pour les jeux mobiles, estiment les analystes.

Le marché s’est lentement développé, principalement en raison de l’incertitude quant à la future réglementation des jeux à distance et des paris en ligne. Quelques sociétés ont toutefois commencé à offrir des plateformes mobiles, prévoyant le développement sur ce segment de marché.

« Nous sommes très optimistes quant au potentiel des terminaux mobiles comme outils de jeu », a déclaré Simon Holliday, directeur de H2 Gambling Capital, une firme de  consultation et recherche basée à Londres. « Un certain nombre d’entreprises européennes obtiennent jusqu’à 15% de leurs revenus de cette source, en particulier ceux ayant des applications sur l’iPhone, iPad ou Android.

Récemment, American Wagering Inc. est entrée dans l’arène en lançant la première application pour sa franchise Leroy’s Sports Book. Le 10 novembre, International Game Technology a annoncé la création d’une division en ligne et mobile pour la compagnie.

« Notre application pour les paris mobiles a récemment été approuvée par la Commission de Jeux de Nevada », a déclaré John English, vice-président senior de American Wagering. « Pour le moment, elle est uniquement disponible sur le Blackberry. »

Les applications pour Android et iPhone sont encore à l’essai et ont besoin d’approbation. Elles seront probablement prêtes au début de l’année prochaine.

« La fusion de nos unités en ligne et mobiles sous la marque IGT renforcera notre position de leader des jeux interactifs », a apprécié Gideon Bierer, vice-président exécutif et chef de l’unité interactive d’IGT.

« Avec le progrès technologique et l’évolution du marché, nous sommes impatients d’accélérer l’innovation de produits et la croissance de nos activités interactives ».

«Les gens ont toujours aimé les jeux de hasard », a déclaré David G. Schwartz, directeur du Centre des Recherches de Jeux de l’Université de Nevada. « Les paris sportifs en profiteront le plus.  »

Au contraire, les jeux de casino comme les jeux de dés ou le blackjack attireront l’attention plus difficilement, pour la simple raison que « les joueurs aiment la sensation d’avoir les dés entre leurs mains ».


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